Les doléances de l’épouse

Les doléances de l’épouse

Personne ne peut éviter les difficultés et les soucis de la vie quotidienne. Chacun bien entendu aimerai avoir à ses côtés une personne à l’écoute empathique, capable de définir un sens à la vie, douée pour remettre chaque mot et chaque note à sa place, habile pour soulager le cœur et l’esprit.

La femme inculte, égoïste, qui ignore tout des us et coutumes de la vie matrimoniale et des secrets de la vie sociale, ne permettra pas à son mari de recharger ses batteries. Lorsque l’homme rentre chez lui après une journée harassante, le repos et le calme s’imposent certes comme étant les moyens les plus efficaces, pour reconquérir sa vitalité. Certaines épouses cependant réservent à leur mari, un accueil des plus contraignants. Une fois rentré chez lui, son épouse lui récite la liste des reproches : « Vous m’avez laissée seule avec vos enfants. Ahmed a cassé la vitre de la fenêtre dans la chambre. Les deux autres se battent constamment. La neurasthénie ajoutée aux  cris des enfants et des personnes à l’extérieur me rendent folle. Le travail de la matinée est très dur et personne ne vient m’aider. J’aurais voulu ne pas avoir d’enfants. 

Et ce n’est pas fini car j’ai oublié de vous dire : Votre sœur est venue aujourd’hui et nous nous sommes disputé sans raison. Elle agissait comme si j’avais mangé l’héritage de son père. Et que DIEU me sauve de votre mère. Elle passe son temps à me critiquer. Dommage pour moi que je vive dans une telle maison. Et puis hier, j’aurais aimé ne jamais être allé à ce mariage. Cela m’aurait permis de préserver mon honneur. Madame Hassan arborait une coiffure si splendide et portait des vêtements tellement merveilleux, que lorsqu’elle entra dans la maison accompagnée par son époux, tous les convives lui témoignèrent de l’admiration. Tout le monde était subjugué par la beauté de ses vêtements. Apparemment son mari dépense généreusement pour elle. Elle au moins son mari l’aime. Il y en a qui ont vraiment de la chance. Vous, vous ne m’aimez pas. Je ne pourrai pas vous supporter toute la vie, vous et vos enfants. ».

Chère Dame ! Ces traditions ne font pas partie des règles de la vie conjugale. Imaginez-vous que votre mari arrive d’un voyage d’agrément ?

Eh bien non ! Confronté à beaucoup de problèmes, il se bat pour gagner sa vie. La journée il côtoie peut-être des personnages
grossiers, discourtois. Tout ceci pourrait avoir des effets regrettables sur son physique et son psychisme. Son domicile ne devrait-il pas être son havre de paix, son refuge face aux difficultés de la vie ? Ne lui rajoutez pas une montagne de plaintes sur le dos. Prenez le temps de penser à lui. Essayez de l’apaiser. Soulagez son cœur.

Si vous augmentez ses soucis, il fuira sa maison pour trouver refuge dans un café, un restaurant, une salle de cinéma ou un foyer pour réfugiés et parfois même, il préfèrera errer dans les rues de la ville.

Madame!

Pour l’amour de DIEU et le bien de votre famille, ne pouvez-vous pas patienter un peu, afin de trouver le bon moment pour partager vos préoccupations avec votre époux? Vous pouvez temporiser jusqu’à ce que votre mari se soit détendu et apaisé. Ce serait là, le moment approprié pour évoquer les problèmes et trouver des solutions. Et évitez de le questionner inutilement, sur des sujets sans intérêt. 

Ecoutons cette histoire racontée par Madame… : « Dès le début de mon mariage, j’ai commencé à me plaindre. Tous les soirs pendant huit années, je n’ai cessé de répéter à mon mari : « je me meurs de fatigue. Un jour, mon époux me demanda pourquoi je me plaignais ainsi constamment. Parce que cette maison ne fonctionne pas! Lui répondis-je.

«Enfin, vous disposez de tout ! » me dit-il.

Et moi je vous dis, du fait du grand nombre de travaux à effectuer dans la maison. Je n’en vois jamais la fin. Balayer, ranger, cuisiner, laver les enfants, organiser la maison. « Ce sont des enfantillages. Ce que vous me racontez, toutes les femmes font ces choses-là ! Vous sentez vous privilégiée par rapport à elles ? Pourquoi tergiverser, à ce sujet ? ». J’en ai marre !  Vous ne comprenez pas ? Vous, vous ne ressentez pas ce que je ressens. Vous passez votre temps derrière votre bureau, vous touchez une paye et lorsque vous rentrez à la maison vous la trouvez en ordre sans vous demandez qui la rangée.

« S’il vous plait, cela suffit ! ».

Vous ne supportez même pas d’écouter mes plaintes. Je finirai par mourir. Je suis malade !

« Consultez le médecin ! »

Et l’argent pour le médecin et les médicaments,  je le sors d’où ?

« Vous êtes vraiment rusée. Et l’argent que je vous donne tous les mois ? »

Quel argent ? Je le dépense pour les frais de la maison. Je rembourse les crédits et je paye les factures. Aujourd’hui, j’ai dû acheter à crédit des choses pour la maison.

Le pauvre n’a pas supporté toutes ces plaintes, il a recouvert sa tête d’un drap et s’est endormi. Ma mère surveillait tout et savait ce qui se passait chez moi. Malgré ses conseils, je n’en faisais qu’à ma tête. Un jour ma mère me dit : « Je t’ai toujours prévenu. Je t’ai toujours conseillé  et  aujourd’hui, c’est le jour du jugement. Ton mari… » J’ai failli m’évanouir sous l’effet du choc. Et j’ai eu du mal à croire ce que je venais d’entendre. Et je n’y croirai jamais.

« D’accord si tu ne me crois pas. Mais cherches la vérité. » Me conseilla-t-elle.

Lorsqu’il est rentré à la maison, je l’ai accueilli avec les nerfs. Après j’ai pleuré.

Il m’a dit alors : « Je n’aime plus ma vie qui ressemble à un enfer. N’étiez-vous pas consciente que j’avais besoin d’un certain calme après un long et harassant travail ?  Je fais des heures sup pour assurer notre vie et le soir lorsque je rentre à la maison, vous m’accueillez avec un cortège de plaintes. Je suis malade de cette vie-là. A des moments, j’ai ressenti le désir de divorcer tout en pensant à l’avenir des enfants. J’ai recherché un endroit calme. Et je m’y suis établi ».

Oui, ce que ma mère m’avait dit était vrai. J’ai alors tout fait pour récupérer mon époux. J’ai réussi au bout de six mois, à faire revenir l’oiseau dans son nid. J’ai reçu une leçon que je n’oublierai jamais : La maison n’est pas un lieu de tourment. C’est un oasis à l’ombre duquel se protège l’homme »[47].

Muhammad (PBDLF) Le Prophète de l’Islam a dit : «Toute femme qui offense son mari par ses paroles, Allah Glorifié soit-Il n’acceptera d’elle ni le repentir, ni le rachat, ni l’acte de charité tant qu’elle n’aura pas obtenu son pardon, et ce alors même qu’elle jeûne sa journée, veille sa nuit en priant, affranchit des esclaves et conduit des chevaux dans le combat pour la Cause d’Allah Tout-Puissant. Et elle sera la première à entrer en Enfer. Il en va de même pour le mari, s’il était injuste envers elle.»[48].

Le Prophète (PBDLF) a également dit : « Lorsqu’une femme fait du mal son époux, une « Houri » lui répond : « Ne lui faites pas de mal sinon Allah Tout-Puissant entrera en guerre contre vous. Il est un dépôt qui vous laissera bientôt pour venir vers nous»[49].

Mais la question est de savoir : dans quel but la femme se plaint-elle?

Veut-elle attirer son mari vers elle ? Veut-elle prouver à son mari qu’elle fait des efforts dans la maison ? Veut-elle briller à ses yeux ?

Malheureusement le résultat pour ce genre de comportement sera toujours négatif. Il ne l’aimera plus et finira par la quitter. Mais si effectivement ses motivations sont tout autre et qu’elle veuille détruire les nerfs de son époux, le pousser à s’enfuir de la maison, le faire tomber dans un abime de délire et le détruire, elle aura alors réussi complètement dans son action.

Chère Dame ! Si vous aimez votre mari, alors vous devriez renoncer à ce comportement déplaisant et irrationnel. Sachez que ce genre d’attitudes, prisent dans des circonstances pas naturelles peuvent être à l’origine d’un crime.

Ecoutez cette nouvelle : Lorsqu’il est rentré à la maison son épouse, sa fille de trois ans dans les bras lui a dit : « Deux de vos collègues sont venu à la maison pour vous insulter. Il est alors devenu hystérique et a poignardé sa fille avec un couteau qu’il tenait dans la main. Il a été condamné à quatre années de prison »[50].

 

[47] Journal hebdomadaire (Etilaat Haftégui) n° spécial du nouvel an 1352.
[48] Biharou-Anwar 76/363.
[49] mahadjatou Albayda 2/72.
[50] Journal Etilaat, Chamôré 13651/ 27 ôbône 1350.